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Les décisions de Petr Svoboda vont peser sur Lausanne encore bien longtemps, mais tout n'est pas si négatif


05/11/2022

La mise à pied de Petr Svoboda résonne jusqu'en Suisse allemande et la NZZ publie un papier plutôt accusateur dans son édition du jour, en pointant du doigt l'inconstance du "directeur des opérations hockey" dans de nombreux domaines : sportive évidemment, mais également au niveau administratif et dans le management du personnel avec, on le rappelle, des procédures judiciaires encore en cours avec les anciens entraîneurs Ville Peltonen et Craig MacTavish.

Le quotidien qui sort par ailleurs quelques chiffres pour qualifier le travail de Svoboda et trois ententes signées assez révélatrices : Benjamin Baumgartner qui touchait pour sa deuxième année un demi-million de francs avant de partir pour Berne, ou encore les CHF 100 000.- versés au défenseur Robin Grossmann pour combler son salaire à Bienne la saison passée.

Mais le plus gros raté selon la NZZ est le contrat accordé à Michael Hügli, au rendement famélique, mais au contrat lucratif qui court jusqu'en 2027 et doté de CHF 525 000.- par saison; le "rapport qualité-prix le plus mauvais de National League".

La NZZ qui n'est pas non plus emballée par la nomination de John Fust pour lui succéder, deux hommes qui sont très proches : "Sous sa direction, l'équipe a joué de manière si peu inspirée et infructueuse qu'il ne serait pas venu à l'idée de promouvoir cette personne en premier lieu."

Une situation bien compliquée donc, mais qui n'élude le fond de l'affaire, frustrante depuis trop longtemps pour le fan lausannois, et qui constitue la conclusion de l'article : "Dans la ligue, on s'accorde à dire que la question n'est pas de savoir si Lausanne sera un jour un poids lourd de la ligue, mais seulement de savoir quand."