Ville Peltonen revient sur la période particulière qu'il vit
24/10/2025
Arrivé donc au club comme assistant, Peltonen a été propulsé à la tête de l’équipe le 5 octobre, après la lourde défaite 0–8 contre Bienne qui a coûté sa place à Yorick Treille. Depuis, le technicien de 52 ans a redonné de la stabilité aux Aigles. «Nous avons resserré la défense et augmenté notre exigence au quotidien. Les joueurs ont bien réagi», explique-t-il à Helsing Sanomat.
Le club genevois a confirmé que Peltonen restera en poste jusqu’à la fin de la saison. Ensuite, c’est le Suédois Sam Hallam, actuel sélectionneur de l’équipe nationale de Suède, qui prendra les commandes. Une transition que le coach finlandais aborde avec sérénité. «Je savais depuis un moment que je ne resterais qu’une saison. Cela ne change rien à mon engagement», précise-t-il. Le club a depuis laissé un peu plus de portes ouvertes (lire ici).
Peltonen connaît bien le hockey suisse. Il a joué trois saisons à Lugano entre 2003 et 2006, puis a commencé sa carrière d’entraîneur comme adjoint de Kari Jalonen à Berne avant de diriger Lausanne. De retour à Genève, il affirme avoir beaucoup appris de son passage au HIFK : «Chaque expérience m’a fait progresser. Aujourd’hui, je suis un meilleur coach, plus curieux et plus ancré dans le présent.»
Sous sa houlette, le contingent finlandais de Servette s’épanouit. Jesse Puljujärvi, Markus Granlund et Sakari Manninen dominent la colonne des points, tandis que Vili Saarijärvi s’impose en défense. «Ils montrent l’exemple par leur travail et leur envie de gagner. C’est un plaisir de les coacher», souligne Peltonen, particulièrement fier de Puljujärvi : «Je le connais depuis qu’il a douze ans. Il a retrouvé ici un rôle clair et une confiance énorme. Sa motivation est impressionnante — parfois, il faut même le freiner un peu», sourit-il.
Après quatorze années passées à l’étranger, Peltonen savoure cette nouvelle aventure. Dans un championnat qu’il juge «plus homogène et plus intense que jamais», il retrouve le plaisir pur d’entraîner.